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Grâce à Internet, plus besoin de sortir de chez soi: plus besoin d’aller au club vidéo pour louer un film, on peut suivre des cours par vidéoconférence, on peut même travailler de la maison! On se félicite d’éviter tout ce transport et, donc, beaucoup de pollution. Sauf que l’envert de notre belle médaille reflète une triste réalité: les serveurs et les moteurs de recherches génèrent énormément de pollution.

La planète terre

Le transport des données, ça pollue aussi.

L’internet semble servir bien des nobles causes: pour réduire les gaz à effet de serre, pour favoriser les produits naturels équitables, les voitures à moteur électrique, le chauffage géothermique. Mais pour être publiées, échangées, pour être vues et connues, les revendications pour un monde plus vert doivent voyager à travers des réseaux informatiques et être acheminées vers un centre où sont emmagasinées les données avant d’être redirigées.

Comment Internet et les moteurs de recherche polluent-ils?

Ces centres sont des entrepôts immenses où des quantités d’ordinateurs très puissants reçoivent, traitent et renvoient les données. Des ordinateurs qui chauffent et qu’il faut ventiler. Et pour climatiser ces salles grandes comme 9 terrains de football, l’énergie nucléaire et le charbon sont les énergies privilégiées, car elles sont faciles d’accès aux États-Unis.

L’humain immobile devant son ordinateur ne voit pas l’information se déplacer rapidement sur Internet

Bien tranquille dans son condo à Montréal, on ne s’imagine pas que notre simple recherche du numéro de téléphone pour commander un plat de burritos, chez notre resto mexicain préféré, est traitée par un centre de données à des kilomètres de là, aux États-Unis. Cette simple opération de recherche, répétée 1 000 fois, équivaut à la pollution générée par une voiture sur un kilomètre. Dans un seul bureau de travail, cette quantité de recherches peut être atteinte facilement en une journée. À multiplier par le nombre de bureaux, par le nombre de villes, par le nombre de pays, etc.

Google sait tout… même la pollution qu’il génère

Google affirme « qu’une seule requête sur le moteur de recherche produit l’équivalent de 0,2 g de C02. Un millier de recherches sur Google polluent autant qu’une voiture roulant sur un kilomètre. »La planète digitale version code binaire

Pour en savoir plus, le reportage « Pollution par Internet » de La vie en vert présenté à Télé-Québec détaille les causes et effets de la pollution par Internet.

Recherche Google: réduire la pollution par Internet

Si ces mots étaient les plus recherchés sur Google, parions que le message passerait, à force que les utilisateurs s’informent et demandent à avoir accès à un Internet moins polluant. Pour ce faire, c’est à nous, internautes, de faire pression sur ces géants de l’informatique et réclamer des systèmes qui fonctionnent avec des énergies propres et renouvelables moins nocives pour l’environnement. L’action viendra après la discussion. Parlons-en, car il est impératif que le virage vert s’applique aux composantes matérielles de l’Internet, pas seulement au discours qu’il véhicule.

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