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Les systèmes de positionnement mondial ou GPS ne servent plus qu’à s’orienter en voiture. Loin de là. Maintenant, c’est sur tous les téléphones mobiles qu’il est possible de noter sa position satellite. Et les puces de géolocalisation pourraient bien continuer de se multiplier au même rythme exponentiel que les vraies puces! (En 30 jours seulement, 25 puces femelles donnent 250 000 rejetons! Impressionnant, n’est-ce pas?)

Applications de la géolocalisation

Boussole, ancêtre du GPSLes applications de la géolocalisation sont multiples. Elle permet de retracer un objet muni d’un émetteur, comme une automobile de location qu’on aurait volée. Il est également possible d’insérer une puce reliée à un GPS sous la peau de son animal chouchou pour le retrouver en cas de fugue. Appliquer cette méthode de géolocalisation à l’humain pourrait bien être un instrument de demain. La position satellite ne remplacerait pas la caméra de surveillance en direct, mais elle permettrait de suivre la trace de fugitifs connus, de contrevenants qui ont des comptes à rendre ou encore, de surveiller les déplacements des personnes atteintes de démences ou de maladie d’Alzheimer pour assurer leur sécurité. Mêlée aux médias sociaux, la géolocalisation dite sociale servirait également à faciliter la création de contacts sociaux entre des individus qui partagent des intérêts communs.

Le GPS, du passé au présent…

La « géolocalisation » existe en principe depuis l’âge de pierre, alors que les nomades (qui n’avaient pas encore inventé le GPS) laissaient trace de leur passage dans les cavernes. À une certaine époque, les « Alex was here 1996 » inscrits un peu partout dans les lieux publics étaient le moyen de marquer son passage. La différence aujourd’hui, c’est qu’on partage notre emplacement en ligne à l’échelle mondiale via les médias sociaux. Et même ce partage sur Internet a évolué beaucoup depuis quelques années. Au départ, on notait le passé. C’était le cas de l’application « Where I’ve been » sur Facebook. On affiche les villes visitées, mais aussi les hébergements loués en voyage ou encore on apprécie les produits biologiques qu’on a déniché dans une ville et les restaurants où on a mangé dans l’autre, etc. Maintenant, avec l’application « check in », la possibilité de publier sa position sur GPS par son téléphone intelligent et les fils d’actualités comme Twitter, on note le présent, pas une minute de plus! L’identification est plus instantanée que jamais.

Que nous réserve le futur?

Sans doute de géolocaliser son point B. De programmer et partager publiquement son agenda, son futur. On pourra donc voir l’itinéraire prévu d’une personne. Et le suivre en temps réel, comme on suit une route sur GPS. Si connaitre les agendas de nos amis et connaissances, voire d’étrangers, permettrait nombre d’actions positives, comme d’organiser un covoiturage avec quelqu’un qui va au même point et ainsi créer un lien social et une action saine pour l’environnement, on peut également imaginer facilement le danger pour la vie privée et la sécurité.

Boussole, ancêtre du GPSMélanie est en vacances à Cuba! Hourra!!

Avec une telle publication sur Facebook, Mélanie a tout intérêt à avoir de bons « amis ». Et à ne pas avoir inscrit son adresse sur son profil ou dans un précédent commentaire. Quelqu’un pourrait profiter de son absence pour dévaliser son domicile. Si conserver la confidentialité de leurs coordonnées semble aller de soi pour certains, la confiance des gens est souvent trop généreuse envers leurs « amis ». C’est pourquoi des sites comme Please rob me apparaissent sur le web pour mettre les gens en garde contre le partage à outrance d’informations personnelles. Le ministère de la défense de l’Angleterre s’est servi judicieusement des médias sociaux en publiant une série de vidéos évocateurs sur YouTube pour conscientiser les internautes à la sécurité des données personnelles en ligne.

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